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___Le besoin de s'exprimer s'éveille, il est temps de parler. A travers les nuages gris, le tonnerre se cache, prêt à bondir et hurler sa rage. Le temps ne peut être que seulement compté. Dorénavant je me rend compte de la fragilité de la vie éphémère. Pourtant, on ne profite pas toujours de chaque moment, de chaque seconde qui s'écoule tout doucement à travers ses mains et son savoir. Le regard peut en dire long, à la seule condition d'être vu. Une légère tristesse s'installe, mais plus pesante qu'elle n'y paraît, au fil que les jours voyagent. Le vent s'élève, dicte ses propos, puis laisse place à la tempête. Ensuite arrive la solitude, elle s'ancre dans l'eau noire, glacée et effrayante. J'ai parfois peur de ne pas surmonter le gouffre, de tout lâcher, tout abandonner. Ne plus pouvoir sourire ou bien même ne pas mentir, ne serait-ce qu'à soi-même. Des sentiments me submergent, je ne sais qu'en faire; ils sont inutiles et embarrassants. Mais parfois une chaude compagnie fait s'envoler toutes ces poussières, fait place à la joie, ce sentiment rugueux et difficile à parfaitement sculpter. Le bienfait des paroles légères, humoristes, douces. Soudainement, on se revoit heureux, souriant et vivant dans l'insouciance; je voudrais retourner à l'enfance et pouvoir y demeurer jusqu'aux fins fonds des temps. La plume glisse sur la feuille, telle une danse effrénée, donnant ainsi naissance à des lettres, des mots; un sens, une révolution. Les couleurs se mélangent, les formes se déforment, je ne distingue plus rien, seulement mon reflet dans le miroir, qui ne divulgue que mensonge et cruauté. Regarde le ciel, c'est le vide, l'espace, l'air, la liberté, la brise qui passe sur ton visage. Ainsi, la vie continue, agrémentée d'une touche de tristesse et d'une poignée de bonheur.
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